EEM2 : Énergie-Émissions, Élasticités-Évaluations, Marchandises-Motorisation


Christophe Rizet

Ariane Dupont-Kieffer  -  Laurent Hivert - Leslie Belton-Chevalier - Jacques Léonardi (chercheur associé)

Post-doctorants :
Roger Collet
Cécilia Cruz

 

Doctorants :
Zéhir Kolli
Quoc Dat Lam
Mariame Mbacke
Quang-Nguyen Nguyen
Claire Papaix


Depuis plusieurs années, les questions de quantification en évolution des impacts des transports en termes de consommation énergétique, d’émission de CO2, mais aussi de sensibilité des mobilités aux prix des carburants, ont pris une place notable dans les travaux des équipes "voyageur" et "marchandises" du DEST, à partir d'enquêtes locales et nationales (ECHO, ENTD). Dans le même temps, les deux équipes ont activement participé au GERI (Groupes d'échanges et de recherches Ifsttar) EEST les-recherches/activites-transversales/les-pfi.html"Énergie, Effet de Serre et Transports", ont contribué au colloque "EME" (Énergie Mobilité Environnement), ainsi qu'à l'élaboration de la contribution INRETS au "Grenelle Environnement", et au séminaire de recherche TREV (Transports et Environnement) qui a suivi.

Jusque récemment, et malgré quelques incursions notables pour tenter d'élaborer des bilans plus globaux et rassembler nos efforts, nos deux projets  et équipes s'affichaient de manière indépendante sur ces questions, ce qui constitue un obstacle pour élaborer des bilans totaux et proposer des solutions globales. Or, les questions environnementales "énergie (et CO2)" incitent elles-mêmes à une plus grande intégration (des thématiques et problématiques de recherche, malgré des logiques économiques fort différentes pour les deux secteurs "voyageurs" et "marchandises") et à la mise en commun de nos efforts, sur des échelles géographiques et temporelles unifiées, afin de mieux traiter des impacts dans des bilans quantitatifs exhaustifs.

Cette structure intégrée nous semble être un lieu privilégié pour traiter globalement des questions de mobilités durables, mettant en avant énergie et effet de serre, sans négliger différentes questions économiques et sociales (inégalités, fiscalités, incitations économiques, notamment à la suite des travaux du PREDIT), qui s'y rattachent. Essentielle pour anticiper demain, cette intégration nous semble  également souhaitable dès aujourd'hui, avec un contexte particulier, post-Kyoto et post-Grenelle, marqué :

  • par la tendance "jamais vue" et quasi ininterrompue (en valeurs moyennes annuelles) à la hausse des prix des carburants entre 2004 et mi-2008, avec un effet sur l'infléchissement, voire la baisse, des circulations et mobilités ;
  • quelles en seront les suites pour la période de volatilité du prix des carburants dans laquelle nous sommes entrés, et à plus ou moins brève échéance, avec la raréfaction des ressources pétrolières, à laquelle s’ajoutent les préoccupations liées au changement climatique qui devrait pousser à anticiper cet épuisement ?
  • mais aussi apparemment par un déficit d'approches systémiques des questions urbaines et de mobilité durable des personnes et des produits.



Une dimension nouvelle  de nos travaux sera centrée sur l'analyse macro-économique des politiques de développement durable dans le transport, en s'intéressant d'une part aux coûts monétaires du changement climatique, et en son sein du poids des transports, ainsi qu’à l'estimation des coûts d’évitement, et d'autre part à la comparaison des analyses "coûts-bénéfices", les analyses "coûts-efficacité" et les analyses multicritères comme outils d'aide à la définition des politiques de réduction des gaz à effet de serre dans le secteur transport.

En résumé, par rapport aux ambitions énoncées à partir du protocole de Kyoto, et à celles qui pourraient suivre dans des engagements renouvelés, un enjeu de recherche notable et innovant se pose, selon nous, en termes de définition, commune aux deux domaines "voyageurs" et "marchandises", d'indicateurs et d'outils appropriés et compatibles pour suivre :

  • les évolutions de comportements, (notamment les élasticités) dans le contexte de hausse du prix des carburants ;
  • les évolutions d’émission de CO2 qui en découlent ;
  • et, plus largement, les politiques de transport entreprises à différentes échelles.


Ce souci de compatibilité des outils de bilans et de suivi affecte non seulement les analyses mais aussi les types de recueils nécessaires. In fine, consommation d’énergie et émissions de GES doivent être estimées de façon fiable et détaillée mais intégrée, les diagnostics élaborés servant l'analyse des mesures et politiques. Homogénéité temporelle  et spatiale (intégrant différentes échelles au delà de l'urbain), complétude des bilans, comparabilité puis intégration des domaines et "intersectorialité", tels pourraient être les mots d'ordre originaux de cette préoccupation environnementale que nous souhaitons désormais traiter en commun.

 

Pour en savoir plus :

  • CO2-ECHO : quantification des émissions de CO2 du transport de fret à partir de la base ECHO
  • BETTI : pour des "Bilans Environnementaux Transports dans les Territoires Intégrés"

 

 

Contact : Christophe Rizet

 

 

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Dernière mise à jour le 8 janvier 2012