
Depuis plusieurs années, de nombreuses équipes de recherche tentent d'apporter un certain niveau d'automatisation des systèmes de vidéo surveillance installés dans les stations et gares de grands réseaux et un peu plus récemment dans les matériels roulants (train, autobus, tramway). Pour les exploitants et les autorités organisatrices, cette automatisation a deux objectifs :
Du point de vue fonctionnel, automatiser de tels systèmes nécessite de définir le comportement et le déplacement des usagers ou des groupes d'usagers à partir du traitement et de l'analyse des images fournies par les caméras du système. Ce travail est réalisé en gardant à l'esprit qu'à moyen terme, les caméras sont ou seront connectées en réseau qu'il sera indispensable de munir d'une capacité de traitement.
Trois étapes sont nécessaires pour développer de telles fonctions : la segmentation précise des régions d'intérêt, leur caractérisation et leur suivi au cours du temps lorsque les objets se déplacent devant une caméra ou d'une caméra à une autre. De nombreux verrous scientifiques rendent ces différentes étapes difficiles à réaliser. Ces verrous sont dûs aux contraintes liées aux environnements de transport considérés et tout particulièrement aux environnements embarqués. Parmi elles, nous pouvons citer :
Nous avons proposé d'analyser ces scènes en utilisant conjointement les modes de perception audio et vidéo, afin que, dans certaines situations, l'une des deux modalités compense les faiblesses de l'autre et pour bénéficier d'informations redondantes.

Le problème de l'analyse et l'interprétation de l'ambiance sonore a été énoncé dans le contexte embarqué (autobus et train). Il a été étudié sous l'angle de l'analyse de données (contexte non supervisé) et de la modélisation/classification supervisée des données. Placé dans un contexte bruité et réverberrant, il s'agit d'un problème complexe et non encore résolu à ce jour. La solution proposée est d'exploiter un réseau de microphones qui permet non seulement de mieux couvrir l'enceinte du véhicule mais également d'étudier la manière de localiser, de réhausser puis d'identifier les mélanges de sources sonores.
Récemment, l'équipe s'est intéressée à la manière dont la surveillance vidéo et son automatisation pouvaient mener à une amélioration du niveau de sécurité des passages à niveau, environnement très accidentogène. Le système proposé exploite une perception stéréoscopique qui permet de reconstruire en trois dimensions la trajectoire des différents mobiles en intéraction avec cette zone ferroviaire. Dans cette étude, il s'agit d'adapter des travaux similaires menés au LEOST dans le contexte routier tout particulièrement pour des applications d'aide à la conduite.
Personnels impliqués
CR : Sébastien Ambellouis, Cyril Meurie, David Sodoyer
IE : Amaury Flancquart